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11 mai 2010 2 11 /05 /mai /2010 22:55
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10 mai 2010 1 10 /05 /mai /2010 18:34

Après un week end plutôt moche , froid et humide, la vigne pousse vraiment tranquillement... Le premier traitement approche doucement sans grande urgence ... même en bio :o)

Nous avons eu enfin 20mm de pluie la nuit dernière.

 

IMGP4318.JPG

 

 

Je souhaite aussi vous partager ces photos de cette jeune vigne entourée de fleur...j'aime.

Il s'agit d'un mélange de plante dit Wolff Mischung... très chouette pour les abeilles et pour l'écosystème...

Je ne suis pas un adepte du tout labour car destructeur pour la faune auxiliaire et la structure du sol... Ce genre de mélange permet de bien tenir le sol en apportant une vie autour des plants de vigne...d'ailleur la vigne se porte plutôt bien , même sur ce genre de sol pauvre (sable).

  IMGP4320

 

IMGP4322

 

 

Phacélie, Luzerne, trèfle etc...

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

IMGP4327

 

 

 

 

 

C'est quand même plus agréable de travailler dans un jolie cadre.

 


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9 mai 2010 7 09 /05 /mai /2010 18:18

Vin bio européen : le vote sur le règlement reporté


Le vote sur le projet de règlement européen de vin biologique proposé par la Commission européenne a été reporté. Réuni le 26 avril dernier, le comité de la Commission permanente de l’agriculture biologique, composé de fonctionnaires des 27 états membres, qui devait rendre sa décision sur ce texte, n’a pas été en mesure de se prononcer. L’adoption de ce texte nécessite l’adhésion de la majorité des états membres ce qui n’a pas été le cas. Le principal point de blocage concerne les doses de SO2 autorisées, avec un bras de fer entre les pays d’Europe du Nord (Allemagne, Autriche, République Tchèque), très opposés à limitation des doses alors que des pays comme l’Espagne et l’Italie sont très favorables à la proposition de la Commission de réduire les doses de SO2 de 50mg/l par rapport aux quantités actuellement autorisées pour les vins conventionnels. Le vote a été reporté au 18 mais, le temps que les représentants des états membres trouvent un consensus sur cette question. Si ce n’était pas le cas, ce projet de règlement risque de ne pouvoir entrer en application pour les vendanges 2010.

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7 mai 2010 5 07 /05 /mai /2010 20:14

Venez voir la video de Patrick Meyer à Kienzheim 1erMai 2010

 

Patrick Meyer , sa philosophie du vin Opaba 1er Mai 2010

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7 mai 2010 5 07 /05 /mai /2010 12:37

Grenelle II - Le projet de loi soumis aux députés le 4 mai prochain


( Publié le 03/05/2010 à : 18H 07 min )

 

Adopté par le Sénat en octobre 2009, le projet de loi portant engagement national pour l’environnement est examiné en séance publique par l’Assemblée nationale à partir du 4 mai prochain. Selon le ministère de l’écologie, du développement durable et de la mer, le texte est « un outil de simplification, d’accélération et de prévention. Il constitue en somme le logiciel du Grenelle Environnement, qui en garantit à la fois la crédibilité, l’efficacité et l’irréversibilité.

 

Lancé à l'initiative de Nicolas Sarkozy, président de la République en mai 2007, le processus du Grenelle de l'environnement a réuni des représentants des collectivités territoriales et des élus, des associations de protection de l'environnement, des syndicats, des secteurs professionnels et l'État. Il a conduit à un ensemble d'engagements acceptés par tous.

Après l'intervention d'un premier projet de loi de programme adopté en conseil des ministres le 11 juin 2008 et voté en première lecture à l'Assemblée nationale, puis de la loi de finances pour 2009, le projet de loi d'engagement national pour l'environnement (Grenelle II) constitue le troisième pilier de la mise en oeuvre législative du Grenelle de l'environnement. Il offre ainsi de nouveaux outils juridiques et techniques aux acteurs de terrain, à commencer par les collectivités locales.

Le projet de loi comprend six chapitres portant entre autres sur les transports, l’habitat, la santé ou encore la gestion des déchets.

 

 

 

 

« Dans le domaine de la biodiversité (Titre 4), le projet de loi instaure pour la première fois la notion de continuité écologique des territoires par la création de la « trame verte » et de la « trame bleue » (chapitre 2). Il instaure une certification de la qualité environnementale des exploitations agricoles et des produits de la pêche. Il renforce la protection des zones humides et de la qualité des eaux. Enfin il reconnaît au travers d'une stratégie nationale de la mer l'importance de la biodiversité marine dont la France est dépositaire. »

Les prochains débats à l’Assemblée nationale s’annoncent houleux entre les « pros » et les « sceptiques » du « Grenelle de l’environnement ». Les mesures votées pourraient constituer autant de nouvelles entraves à la compétitivité de l’activité agricole alors même que le gouvernement a annoncé à plusieurs reprises ne plus vouloir faire de zèle en matière d’environnement.

 

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4 mai 2010 2 04 /05 /mai /2010 18:18

Après une semaine dernière chaude et des températures atteignant les 27°C , nous sommes revenu à des température digne d'un début Mars.... 8°C le matin 13°C l'après midi?

A cela s'ajoute un grand vent du Nord et ses rafales allant jusqu'a 60km/h.  Catastrophe  !!!

 

Pour autant la pluiearrive et va faire du bien à la vigne.

 

Photos-0225.jpg

Retour du bonnet et de la veste d'hiver

 

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3 mai 2010 1 03 /05 /mai /2010 21:29

Après un week end plutôt maussade mais sans grande pluie 5mm la vigne pousse doucement.

Cependant la fraicheur des jours à venir risque fort de ralentir la croissance des ceps.

On peut noter que les bourgeons sont à ce jour quasiment tous sorties.

Ici nous sommes au stade 3-4 feuilles étalées, nous commençons à voir la présence des grappes. Les riques de maladie sont encore très faibles.

 

stade vigne 3 Mai 2010

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2 mai 2010 7 02 /05 /mai /2010 22:04

Jean Marie Pelt

D’abord professeur de biologie végétale et de cryptogamie à la Faculté de Pharmacie de Nancy jusqu’en 1972, il fonde en 1971 à Metz l’Institut européen d'écologie, et enseigne la botanique et la physiologie végétale à la Faculté des Sciences de l’Université de Metz.

De nombreuses missions scientifiques à l’étranger (Afghanistan, Togo, Dahomey, Côte d’Ivoire, Maroc, etc.) l’amènent à s’intéresser aux pharmacopées traditionnelles de ces pays.

Cofondateur en 1999 du Comité de recherche et d'information indépendantes sur le génie génétique (CRIIGEN), il est aujourd’hui très sollicité par les médias pour les questions de sécurité alimentaire, notamment celles concernant les organismes génétiquement modifiés (OGM) contre lesquels il s'oppose fermement.

Il est connu du grand public de par ses émissions pour la télévision et la radio, ainsi que ses nombreux ouvrages traitant du monde des plantes ou de l’écologie.

 

Je vous livre mes notes lors de son intervention. L'idée que j'en retire c'est son encouragement à nous reconnecter à la terre.

 

Conférence  du 1er Mai 2010

 Jean-Marie Pelt


 

 

 

L’Alsace est un pôle fort de l’écologie. Le 4 mai prochain se tient un débat pour acter le grenelle de l’environnement.

L’enjeu est de signer les engagements faits lors du grenelle, c'est-à-dire avoir une surface en agriculture biologique de 6% en 2012 et 20% en 2020…nous sommes loin du compte aujourd’hui.

 

De plus, il faudra officiellement acter une diminution de 50% des pesticides.

Cependant nous sommes dans l’inquiétude car après l’échec de Copenhague, l’écologie n’a plus trop la côte. Nous craignons un recule des politiques sur l’écologie et  donc que  le débat parlementaire fléchisse. Ce qui a été signé le 27/10/2007 risque donc d’être raboté par le parlement. Or les valeurs de l’écologie sont importantes.

 

S’agissant du vin, il y a un an, lors d’une conférence à Bordeaux avec les vignerons sur         « Comment faire pour ne pas donner au vin l’image de pesticides ? », je leur ai répondu que le plus simple, c’est de ne plus en mettre ! Pas si simple pour certains…

Le même jour une étude est sortie incriminant le vin comme étant cancérigène…

 Or, une molécule dans le vin peut éventuellement être suspecte. Mais ce que je reproche au monde scientifique c’est qu’ils sont toujours entrain de courir après LA molécule suspecte.

Est-il nécessaire de montrer qu’il existe une molécule néfaste du romarin, ou de l’olivier sur l’homme ? J’explique à ces mêmes scientifiques que, au lieu de chercher dans les plantes ou le vin ou autre, l’effet néfaste d’une certaine molécule, ils devraient chercher où les risques sont importants comme par exemple dans les nano particules…

Ce qui est sûr et qui a été prouvé, c’est que le vin est bénéfique pour la santé notamment au niveau cardiovasculaire, sur la circulation sanguine.  Il existe un effet positif incontestable.

Et on sait à qui l’attribuer: au resvératrol présent dans le vin.

C’est non fondé de dire que le vin est néfaste pour la santé. Sauf si excès bien évidement.

 

C’est une bonne chose que le vin soit bio car les pesticides en viticulture sont souvent plus dangereux que dans les autres cultures, surtout pour les « manipulants », notamment à cause de l’utilisation de molécules organo-phosphorées.

 

Charles Sultan, Professeur en Endocrinologie Pédiatrique au CHU de Montpellier a été frappé de constater que dans sa clinique le nombre d’enfants nés « anormaux » est particulièrement élevé, notamment les enfants de viticulteurs.

Il a remarqué que les testicules des enfants sont affectés et que leur pénis est plus court. Les pesticides affectent donc le système reproductif des enfants.

 

On a aussi remarqué des changements comportementaux dus aux pesticides sur des animaux.

Il y a 20 ans des chercheurs ont remarqué que des goélands s’organisaient en couple homosexuel, rien d’inhabituel pour les animaux. Ce qui était inhabituel, c’est que ces goélands se mettaient en couple avant l’âge adulte, à la puberté et qu’ils se choisissaient sur des qualités non sexuelles…. Ce qui les empêchaient de s’accoupler car ils restaient tout de même en couple toute leur vie.

Un autre exemple : celui des alligators qui ne faisaient pas de petits. On remarqua que ces alligators avaient des pénis tout petits.  Les femelles étaient normales mais ne pouvait pas avoir de bébé à cause des mâles. Ces alligators vivaient dans un lac à côté d’une usine qui avait brûlé et avait déversé énormément de pesticides dans l’eau.

Il existe une histoire similaire avec des pumas et à chaque fois les pesticides en étaient la cause.

 

Après des années de bénéfices de la révolution verte (explosion des rendements agricoles, baisse de la famine dans le monde) on fait face aujourd’hui au effets négatifs de la chimie.

 

-         baisse de la fertilité des sols

-         sols compactés

-         sols asphyxiés

 

Le sol est devenu un substrat inerte qui ne fonctionne plus que par la chimie. La terre est devenue simplement un support.

 

Mais les pesticides nous inquiètent aujourd’hui et il existe au moins 4 menaces sur les viticulteurs et sur l’homme en général.

            - sur la sexualité (on a constaté 50% de spermatozoïdes en moins chez l’homme)

           - une responsabilité sur certains cancers (surtout sur l’agriculteur)

           - une chute des défenses immunitaires

           - une augmentation des maladies neurologiques comme parkinson ou alzheimer

 

Le but est donc aujourd’hui de les diminuer dans l’agriculture.

 

Mais il existe aujourd’hui une pression énorme des entreprises phytopharmaceutiques. Or il faut les encourager à faire d’autres produits. Mais quels produits ?

 

Il faut essayer de stimuler les gènes de la vigne pour qu’elle se défende elle-même, l’aider à renforcer ses défenses par les stimulateurs de défenses naturelles (sdn) et faire des produits naturels à base d’extraits de plantes.

 

Pour exemple, j’ai rencontré une viticultrice en Suisse qui me racontait qu’elle traitait la vigne avec des extraits d’Aloès, de Bourdaine et de Cascara.  Je lui ai répondu que ces produits sont de grands laxatifs classiques de la thérapeutique. Il est donc bien possible que ces plantes fonctionnent pour la vigne. De plus, de par mes voyages en Afrique, j’ai rencontré des gens qui utilisent le Cassia Alata (reconnu pour ses effets laxatif, NDLR), contre les champignons de la peau. Ces produits doivent pouvoir être efficaces pour les champignons de la vigne !!

 

Il faut donc aller dans ce sens, trouver des produits non préoccupants pour l’homme mais efficaces contre les maladies des plantes.

 

Dans la même idée, on sait qu’il est possible de baisser l’utilisation du cuivre en viticulture, il faut continuer ainsi. Car le cuivre joue sur la qualité des sols.

 

Le sol n’est pas un substrat inerte, et malheureusement il est très peu pris en compte aujourd’hui par l’agronomie classique. Les agronomes d’aujourd’hui sont très peu dans les champs car ils restent dans leurs labos. Eh oui, ce n’est pas glorieux d’être dans les champs mais ça l’est beaucoup plus de faire des statistiques…

J’ai rencontré un jeune agronome parisien qui voulait faire une thèse sur le terrain mais qui dut partir au Canada parce qu’aucun professeur ne voulut lui trouver un sujet de terrain.

 

Or il faut faire des essais, des constats dans les parcelles. Les agronomes ne savent pas grand chose car ils sont très peu dehors.

 

Dans la bio, il y a de la convivialité et du partage, on raisonne en solidarité et non en concurrence. On dit « nous faisons ça pour être bons, pour faire de bons produits mais pas au détriment des autres ». On peut qualifier cela  d’écologie de solidarité.

En bio, on pense « comment sera l’avenir de nos enfants », « quelles ressources dans nos mines ». Aujourd’hui il n’y a plus rien en France, les ressources sont épuisées.

En bio, on se sent responsables du futur, on ne dit pas « après nous le déluges », on dit « il faut du partage ».

Nous sommes des constructeurs d’avenir, nous allons dans le bon sens pour une agriculture d’avenir. Notre préoccupation est de gagner notre vie et non de faire des dollars. C’est deux choses bien différentes.

 

Je suis Lorrain et je suis aujourd’hui attristé par ce qui se passe à  Gandranges. Monsieur Sarkozy a tenté de sauver l’usine et ça a échoué!!! Pourquoi ? Je viens de lire cette semaine que Monsieur Mittal à augmenté sa fortune de 12,5 Milliards de dollars. C’est indécent. N’était-il pas possible d’investir quelques millions pour sauver cette usine ?  

 

Une journée comme aujourd’hui fonctionne différemment et fait honneur à l’humanité. Car nous ne sommes pas dans une logique de concurrence mais de partage.

Mais si nous continuons d’aller dans le sens du tout pour soit, même la nouvelle tour de Dubaï sera un jour vide, nous irons dans le mur.

 

Les valeurs de l’écologie sont la solidarité et le partage. Ce que j’aime chez les « bio», c’est qu’ils connaissent la nature et aujourd’hui, force est de constater que le contact avec la terre, les bêtes n’est plus ce qu’il était avant. Il faut renouer avec la nature.

Aujourd’hui, il suffit de regarder les préadolescents, ils sont peu mobiles, ne grimpent plus dans les arbres, ne jouent plus aux gendarmes et aux voleurs.  Il faut les aider à se rapprocher de la nature et donc des gens proches de celle-ci.

Comment se fait-il que des étudiants de 4ème année de biologie ne savent pas reconnaître un chêne d’un frêne?  Il faut revenir à la nature. Les anciens grecs avaient une règles d’or : « fait aux autres ce que tu veux qu’ils te fassent » Cette règle se retrouve dans toute les religions.

Rablais disait « Science sans conscience n’est que ruine de l’âme ».

 

Un agriculteur bio ne traite pas les bêtes comme un conventionnel. Il faut que les sensibilités changent, « il faut sauver les condors pour nous sauver nous mêmes » disait un ornithologue américain …200 ans plus tard ils sont enfin sauvés !

 

La nature n’est ni cruelle, ni gentille, elle est !

 

Les agronomes ne savent pas que certaines plantes aiment être ensemble…les bios le savent.

 

Je termine avec une rencontre que j’ai eue avec Théodore Monod, un grand scientifique naturaliste spécialiste des déserts. Il vivait dans le réel. Il me dit un jour « j’arrive à la fin de ma vie et je suis pessimiste :  par cupidité l’humanité va détruire la nature. Avez-vous, Jean-Marie, déjà imaginé les conséquences si l’homme s’aimait vraiment ? Il n’y aurait plus de chômeurs, de guerres etc… Jean-Marie il faut le dire et le répéter ».

 

Il a raison et c’est pour cela qu’aujourd’hui je le répète encore aujourd'hui.

Jean Marie Pelt

 

 

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1 mai 2010 6 01 /05 /mai /2010 09:30

La biodynamie au fond c’est simplement une dynamisation  du monde vivant qui nous entoure. On l’obtient  par des synergies de substances naturelles (préparations biodynamiques) dont il faudrait parler plus dans le détail  et qui agissent comme des catalyseurs de forces.

Si la biodynamie se developpe en viticulture dans le monde entier c’est surtout par ce qu’elle a naturellement rendu le vin meilleur; c’est parce qu’elle permet a la vigne de générer des gouts que l’on avait oublié, des gouts vrais qui vous touchent et qui sont dénués de tous ces artifices que la technologie a artificiellement apportés au cellier. Trop souvent le consommateur les prend a tord pour des gouts de terroir.

Il faut savoir que dans les vins d’AOC, il peut y avoir légalement plus de 3OO gouts arbitraires qui vont de la banane, au cassis, en passant par le fruit rouge et la prune ! Ils sont  très souvent obtenus  par des levures dites « aromatiques » créés  par génie génétique, bien que la loi permettent de ne pas le dire.

Toutes ces dérives  pourraient  facilement être évitées en France par une compréhension plus profonde de l’agriculture. Notre pays par toutes ses diversités climatiques et géologiques a une immense richesse naturelle de terroirs qui sont a l’origine de la création de nos AOC.  Au lieu de s’en servir comme d’un formidable atout économique, on les a trop souvent détruits ou abîmés. Comment les retrouver et aider la vigne a bien les saisir ? C’est simple.



D’abord, bien sur, il faut a tout prix, et totalement,
éviter toutes ces molécules de synthèse par ce qu’elles sont de véritables poisons énergétiques qui désorganisent considérablement ces forces dont nous avons parlé plus haut.

Aujourd’hui un grand nombre de viticulteurs se disent « à 95% bio ou biodynamie » ce qui n’a pas de sens. Le poids des molécules de synthèse par rapport au poids de la vendange c’est infime. Mais l’effet est catastrophique. Comprenons bien que désaccorder un instrument de musique de I% ou même de I/OO c’est le rendre  inutilisable pour un musicien avertit !

 

 

 

Ensuite, en un 2eme temps, il faut analyser les forces qui sont en jeux sur son vignoble. En fonction de la latitude ou l’on est, de l’altitude, de l’orientation des pentes, des vents dominant, de la climatologie etc. on va devoir trouver quelles essences de plantes, quels animaux domestiques, quels jeux de préparations en biodynamie doivent être renforcé. Chaque plantes chaque animal reçoit différemment ce que l’on appelait autrefois les 4 états de matière (Chaleur, air/lumière, liquide et  minéral).

Dans un lieu un peu froid ou sombre, donc  un peu trop terrestre, le fond d’une vallée par exemple ou une pente orientée Nord, ou une AOC un peu nordique,   on va renforcer l’utilisation par exemple de fumier de cheval (un des meilleurs fumiers pour le gout du vin). Le cheval par son lien presque excessif à la chaleur - il nous le montre quand on le contrarie - à la capacité de se dresser sur ses pattes arrières en se délivrant un peu des forces terrestres et de sa gravité. Une vache très lié au monde des liquides en serait bien sur incapable. Par contre, elle  pourra donner un fumier très appréciable la ou la sécheresse domine. Il  renforcera une vie microbienne particulière qui retiendra plus l’humidité (on ne se trompe jamais en mettant un fumier de vache sur une vigne).

Sur des sols, durs, arides, pauvres, - c’est dans ces sols que la vigne s’exprime le mieux -  au moment de la plantation le fumier de cochon fera merveille. Cet animal, qui a l’état sauvage se nourrit surtout de racines, nous montre - dans sa physionomie aussi - son lien particulier a la gravité. Son fumier aidera les racines à descendre, à pénétrer les plus petites failles pour s’installer en profondeur. Mais après 2 ou 3 ans d’utilisation, il faudra probablement l’arrêter, car il éloigne indirectement des forces nobles de chaleur génératrice  de gouts plus subtils.

Il faut comprendre que chaque animal a une originalité à offrir qui conviendra mieux à un endroit ou a un autre. Chaque plante aussi. Les possibilités sont immenses.

En cas de sécheresse excessive généralement generatrice d’un stress pénalisant qui influe sur  le gout du vin, il faut pouvoir trouver la plante a qui on peut avoir recours.
Doit-on choisir, la sauge, grande amie de la vigne qui allie avec douceur la chaleur a l’humidité ?
Ou le fucus vésiculeux cette algue pleine de colloïde qui la protège des agressions brulantes du sel.
Ou l’Aloès Vera – une grande thérapeute des brulures -  qui sur la cote Ouest des US a donné face a  l’acidité du soleil des résultats qualitatifs spectaculaires.

 

Nous sommes ici dans le monde qualitatif. Celui auquel les instruments actuels de mesure n’ont pas encore accès ! Comment utiliser ces plantes : en tisane, décoction macération ? Doit on les dynamiser, en faire des dilutions homéopathiques etc. ? Tout ceci n’est au fond qu’une quête de forces spécifiques, de processus de vie particuliers, qu’on retrouve aussi en médecine alternative. On peut par cette même démarche vouloir reconstruire un paysage. Laisser autour  des vignes un peu de  friches, un bois  ou un champ -même si il peut être planté en AOC -  avec  des animaux judicieusement choisis. Tout ceci agira sur la faune et sur la vie des sols. Le seul risque être d’être traité » par des « économistes » de médiocres gestionnaires !

 On peut bien sur  faire abstraction de tout cela et s’en tenir juste au passage des préparations en biodynamie une ou 2 fois par an pour bénéficier du « label » biodynamie. Mais quand on comprend que la biodynamie n’est qu’un appel ou un lien accru à des forces specifiques on ne peut s’empêcher de vouloir d’abord les reconnaître et ensuite éventuellement de les compléter.

Tout cela finalement peut être approché musicalement. Comment améliorer l’acoustique particulier du lieu et aider  la vigne a bien s’en saisir. C’est cela un vin en biodynamie.
Boire un vin ce n’est pas juste  exprimer son gout et dire que c’est plus ou moins bon. C’est aussi écouter une histoire, un chant secret, parfois rustique, parfois élégant, toujours authentique, celui que l’on a aidé la vigne a bien construire dans son raisin. C’est elle la musicienne, nous viticulteurs on  ne peut être que chef d’orchestre ; c’est à dire souligner, ou aider a bien capter les particularités d’un lieu, les tonalités, qui l’entourent. Peut être comprend on mieux maintenant le coté choquant du terme « Wine maker », le viticulteur en biodynamie est plutôt un « nature assistant ».

 

Redisons le une dernier fois tout n’est que fréquences et longueurs d’ondes, on l’a expliqué ; tout n’est qu’une somme de sons qui ont pris forme dans la matière. C’est ce que Kepler nommait la musique des sphères.

C’est à cela que la biodynamie doit mener pour qu’elle garde sa profondeur.

C’est par cela qu’elle va aider l’agriculture à redevenir un art.

Le risque aujourd’hui est que la biodynamie ne devienne une recette appliquée mécaniquement. Alors que pour être pleinement là, qualitativement, elle a besoin de sentir l’impulsion de l’homme, sa créativité, ses forces de cœur. Seul celui qui habite sur place, celui qui ressent les nuances  du lieu, peut progressivement faire des gestes justes, par sa présence et  par sa pensée qui est aussi faire de fréquences et longueur d’ondes.

 

Nicolas JOLY
Coulée de Serran

 

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29 avril 2010 4 29 /04 /avril /2010 21:27

 

7ème RDV avec les vignerons bio d'Alsace - 01/05/10


Pour sa 7ème édition, le Rendez-vous avec les vignerons bio d'Alsace se tiendra au Château de Kientzheim (68) le 1er Mai 2010 de 11h à 18h.

Une trentaine de vignerons bio vous invitent à découvrir et échanger autour de leurs productions et leur savoir-faire, pour l'expression des terroirs alsaciens.


Des vignerons présenteront, lors d'une dégustation commentée, la production et la vinification en bio.

 
Ensuite Jean-Marie PELT, Président de l'Institut Européen d'Ecologie, interviendra sur le thème de l'avenir de l'agriculture et de la viticulture.
Enfin, Romain ILTIS, Master of Port 2008, détaillera la meilleure façon d'associer des vins bio avec des mets au quotidien.

Clôture de la journée avec une animation musicale festive.



Nous vous invitons à venir (re)découvrir la viticulture biologique et bio-dynamique alsacienne lors de ce 7ème RDV avec les vignerons bio d'Alsace.



Important: pas de vente de vin sur place, cette journée est dédiée à la découverte, la dégustation et l'échange.

 

link   http://www.opaba.org/sbioblattel/RDV_vigneronsbio-%20Programme-2010.pdf

 

 

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