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21 octobre 2011 5 21 /10 /octobre /2011 18:24

Mauvaise semaine et grande tristesse.

C'est avec une grande tristesse que j'ai appris cette semaine le décès de François Barmès, propriétaire du Domaine Barmès Buecher à Wettolsheim.

Je tiens à lui rendre hommage pour tout ce qu'il a apporté à la viticulture alsacienne. De part son implication et sa recherche d'une viticulture toujours plus respectueuse de la vigne et de son environnement et proche des étoiles il fut convaincu  par la biodynamie et ses effets.

Aujourd'hui François a rejoint les étoiles

Mes pensées vont vers toute sa famille

Des Gus Dégustent

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11 septembre 2011 7 11 /09 /septembre /2011 18:35

Suite à un changement de job, je vous avoue ne plus avoir eu le temps de m'occuper de mon blog mais soyez sans craintes les choses vont revenir dans l'ordre. Pour autant les dégustations de notre groupe n'ont pas cessé...du rattrapage est en cours.

 

degusdegustent

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23 janvier 2011 7 23 /01 /janvier /2011 09:55

Patrick Baudouin (SEVE) : "L'expression d'un terroir dans un vin d'AOC ne pourra jamais être réduite au goût d'un cépage"

Réunis en Assemblée Générale à Châteauneuf du Pape, les vignerons de l'association SEVE se sont consacrés à la façon dont est géré par l'INAO la question du lien au terroir et la place qu’occupent les cépages dans les AOC. Les Sèveux sont particulièrement rétifs à l'exclusion de certains cépages des cahiers des charges et à l'imposition de proportions "aberrantes et inutiles" au nom du lien au terroir. Car justement le cépage garantit un goût au vin dans une logique de marque, alors que l'appellation, rappelle SEVE, est reliée au terroir par le lieu et par les méthode de travail qui s'y pratiquent.
 "Cette politique répond peut-être aux besoins de production des vins de volume, par la simplification de la production, le besoin d'utiliser massivement des vins au fort typage variétal pour obtenir des produits standards. Mais cette politique est totalement contraire à l'avenir des vins d'AOC (...). L'expression d'un terroir dans un vin d'aoc ne pourra jamais être réduite au goût d'un cépage", précise Patrick Baudouin, vigneron à Layon et secrétaire général de SEVE, dans son compte-rendu d'AG.

 

 

Réagissez... L'alsace est très attaché aux cépages sur ses terroirs mais expriment ils vraiment le terroir???

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23 janvier 2011 7 23 /01 /janvier /2011 09:54

 

Le président de la République, Nicolas Sarkozy, a présenté aujourd'hui ses vœux au monde agricole à Mittelhausen, en Alsace. A cette occasion, il s'est prononcé en faveur du système de gestion du potentiel de production viticole en s'affirmant « opposé à la libéralisation des droits de plantation ».
Le monde viticole attendait cette prise de position depuis celle, similaire, d'Angela Merkel en avril 2010. Reste à influer sur la rédaction du rapport d'étape de la Commission sur l'OCM Vin, que la réforme devra suivre, puis à convaincre une majorité d’Etats membres de revenir, avant le 1er janvier 2016, sur le principe de libéralisation des plantations.

Voici le texte intégral de Président de la République : « Je suis opposé à la suppression des droits de plantation. Supprimer ou libéraliser les droits de plantation, c’est choisir le produit standardisé, le produit sans terroir, au plus bas coût possible, le produit qui va inonder le marché, venant de nulle-part pour aller partout. Ce n’est pas la récompense d’un savoir-faire, ce n’est pas la récompense d’un travail, et ce n’est pas l’organisation des filières que nous souhaitons donner à notre agriculture. C’est condamner à terme une culture du savoir-faire et de la qualité.
J’ajoute qu’il me semble particulièrement étrange de vouloir supprimer les droits de plantation au moment où la consommation mondiale diminue, au moment où le nombre de producteurs dans le monde augmente et on va vraiment arranger les choses en augmentant la capacité de production chez nous. Franchement, je ne sais pas qui a pensé à cette idée mais il faut qu’il change d’avis. Parce que ce n’est pas une idée pertinente. C’est une idée qui conduira à la catastrophe. »

 

 

Bravo Président !!!!!

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16 janvier 2011 7 16 /01 /janvier /2011 19:03

             L'article peut nous faire réfléchir !!!

 

 

          TRACÉS no 1 8 . 23 septembre 2009

Si l’effet du passage de la lune sur les océans et la

formation des marées est aujourd’hui scientifiquement

validé, son influence sur le monde végétal reste

généralement associée à la tradition populaire et ne

constitue pas, en soi, une « vérité » scientifique. Un

groupe de chercheurs suisses publiait récemment

un article qui démontre une relation significative

entre les phases lunaires et les propriétés du bois

de coupe. Fruits de plusieurs mois de recherches

transdisciplinaires, les résultats présentés ont reçu

l’aval des milieux scientifiques.

La croyance d’une influence de l’astre lunaire sur le monde

des hommes remonte à l’aube de nos civilisations. Et bien

que la lune ait progressivement perdu ses attributs divins, que

loups-garous et vampires se cantonnent désormais au monde

de la fiction et du mythe, de nombreuses convictions populaires

associées au passage de sa face blanche dans le ciel étoilé

ont traversé les âges et les cultures. On lui attribue encore

aujourd’hui certains pouvoirs presque « magiques », non seulement

sur l’humain (fertilité, naissances, troubles psychiques,

etc.) mais sur l’ensemble du vivant, tant animal que végétal.

Le savoir populaire veut en effet que les végétaux soient

influencés par les diverses phases lunaires. Toute une série

d’adages issus de la pratique de générations d’agriculteurs

se retrouvent dans les guides des jardiniers et les almanachs

populaires. On y apprend par exemple que selon la phase

lunaire synodique (correspondant à la période comprise entre

l’apparition de deux nouvelles lunes, soit 29,530588 jours),

une lune croissante est propice au travail de la terre, et que

repiquages, plantations et semis de pantes à fruits ou à graines

ont plus de chances de bien se développer dans cette phase.

La lune décroissante serait au contraire favorable au semis des

plantes sans graines, ou aux récoltes qui se conserveraient

alors plus longtemps. Du point de vue de la phase sidérale

(orbite lunaire réelle selon un référent fixe, soit 27,321661

jours), la lune montante serait bonne pour planter les choux,

la lune descendante pour des carottes bien droites.

En ce qui concerne les plus grands végétaux, bûcherons et

forestiers se baseraient aussi sur certains cycles lunaires pour

couper ou replanter leurs arbres. En Suisse, notamment au

sud des Alpes, les professionnels sont en effet très attentifs

aux phases de la lune lorsqu’il s’agit de couper le bois de

châtaignier. En fonction de l’usage auquel ce dernier est destiné

– bois de feu ou bois d’oeuvre comme, par exemple, les

poteaux pour la vigne – ils s’assurent d’être dans la bonne

période d’abattage pour obtenir un bois qui brûle bien ou

qui ne pourrisse pas trop vite.

Quelle est la validité théorique de ces connaissances

acquises et transmises dans la pratique ? C’est ce qu’une

1 équipe transdisciplinaire de chercheurs a tenté de découvrir

M 

TRACÉS no 1 8 . 23 septembre 2009 p . 3 3

(voir encadré p. 34). Ernst Zürcher, chercheur à la Haute

école d’Architecture, Bois et Génie civil de la HES bernoise à

Bienne et chargé de cours à l’EPFL, nous explique au nom de

l’équipe l’enjeu de ces recherches porteuses d’avenir.

TRACÉS : Comment, en tant que chercheur, en êtes-vous

venu à vouloir valider scientifiquement la croyance ancestrale

de l’influence de la lune sur le végétal ?

Ernst Zürcher : J’ai toujours travaillé dans les domaines

de la biologie des arbres et de la recherche forestière.

D’abord quelques années à l’Ecole Polytechnique Fédérale

de Zurich, après y avoir fait mes études, puis quatre dans

le cadre de la coopération au développement en Afrique.

C’est au cours de ce projet de terrain mené en collaboration

avec les populations locales que j’ai pu aborder l’étude de

l’influence du cycle lunaire sur le processus de germination

des arbres, un problème de chronobiologie qui m’intéressait

depuis longtemps (peut-être mon grand-père, un agriculteur

qui travaillait avec la lune, y était-il pour quelque chose ?).

Les premiers résultats obtenus dans ce contexte furent assez

spectaculaires. Dans une pépinière expérimentale, les semis

de certaines essences tropicales, effectués deux jours avant

la nouvelle lune avaient systématiquement été meilleurs. Ce

fut l’occasion de rassembler progressivement la littérature

scientifique concernant la lune et les plantes, ce qui a abouti

récemment à un chapitre du livre de Francis Hallé, Aux

Origines des Plantes (Fayard, 2008).

Après ces recherches en milieu tropical, j’ai pu dès mon

retour en Suisse poursuivre dans la même veine, en orientant

mes recherches sur l’influence qu’a le moment de

l’abattage de l’arbre sur les propriétés du bois (perte en

eau, diminution de volume, densité, résistance). On sait

de longue tradition que certains professionnels du bois

– bûcherons, fabricants de tavillons, facteurs d’instruments

de musique ou encore d’arcs de tir – choisissent avec le

plus grand soin le moment de l’abattage en fonction de

cycles lunaires. L’idée à l’origine de cette ligne de recherche

était de pouvoir définir avec précision le moment le

plus favorable à l’abattage du bois, avec pour but d’optimiser

ses propriétés particulières, qui semblent être soumises

au facteur « temps ». Les premiers essais entrepris avec

des étudiants avaient permis de conclure que des cycles

lunaires particuliers peuvent influencer dans une mesure

sensible certaines propriétés du bois. Nous avions aussi été

fortement encouragés par les découvertes faites en collaboration

avec d’autres chercheurs au niveau international :

déformations réversibles du fût de jeunes arbres en phase

avec les marées ; rythmes lunaires journaliers apparaissant

selon la saison au niveau de l’électrophysiologie.

Fig. 1 : Forêt d’épicéas (Picea abies Karst.), l’une des essences soumises aux tests des

chercheurs afin de mieux cerner l’influence des phases lunaires sur le bois de coupe

Fig. 2 : Emplacement des rondelles fournissant les échantillons de laboratoire

Fig. 3 : Préparation de deux blocs par rondelle destinés au laboratoire AHB-Bienne

Fig. 4 : Confection des éprouvettes expérimentales tirées de l‘aubier (zone périphérique

humide de la bille, marquée ici en vert) et du bois parfait partiellement sec

4

3

2

p . 3 4 TRACÉS no 1 8 . 23 septembre 2009

T : Quelle valeur ce rapprochement entre le point de vue de

la science et la tradition populaire peut-il avoir ?

E. Z. : Du point de vue scientifique, la question au coeur

de nos recherches était de déterminer avec quel degré de

certitude et dans quelles conditions les cycles lunaires peuvent

être pris en considération pour l’obtention des qualités

désirées pour le bois. Alors que les usages forestiers et les

calendriers lunaires évoquent des certitudes et des effets évidents

à caractère absolu, la méthode scientifique nous oblige

à une approche prudente, vérifiable et différenciée.

De plus, les milieux scientifiques modernes ont en général

ignoré d’emblée et délibérément les précieux enseignements

d’une expérience accumulée par les praticiens (non seulement

en Europe, mais aussi sur la plupart des autres continents),

ou les ont parfois traités avec un préavis négatif. Un des

buts de ces nouvelles expérimentations est au contraire de

rapprocher les connaissances des scientifiques de celles des

praticiens, dans une démarche transdisciplinaire, pour s’enrichir

d’hypothèses de travail nouvelles. Ce rapprochement

permet d’autre part de confronter ces deux types de savoirs,

en différenciant un « noyau dur de phénomènes objectifs »

par rapport à certaines déformations ou superstitions peutêtre

apparues au fil des temps. En fait, il s’agit ici de mettre

au point un type de « biotechnologie douce », basé sur les

rythmes inhérents au vivant.

Caroline Dionne

Fig. 5 : Forêt d’épicéas du Pays d’Enhaut, près de Rougemont

Fig. 6 : Perte en eau des échantillons d’épicéa selon les phases synodiques lunaires

(ici subdivisées en huit périodes de 3 ½ jours env.). La pleine lune est représentée par

le trait vertical marquant le début de la 5e période

(Tous les documents illustrant cet article ont été fournis par Ernst Zürcher.)

5

PUBLICATION DE RÉSULTATS ÉTONNANTS

Avec Rodolphe Schlaepfer, professeur honoraire et ancien directeur

du Laboratoire de Gestion des Ecosystèmes à l’Institut des Sciences

et Technologies de l’Environnement (ISTE) de l’EPFL, Marco Conedera,

de l’Institut fédéral de recherches sur la forêt, la neige et le paysage

(WSL) et Fulvio Giudici, ing. forestier de Federlegno Ticino, Ernst Zürcher

publiait en août dernier dans une revue scientifique reconnue, un article

présentant les résultats d’une récente étude menée conjointement et

portant sur les modifications de propriétés du bois de coupe (deux fois par

semaine pendant six mois) en fonction des diverses phases lunaires.

Leurs expériences concernaient des échantillons d’épicéa (choisi pour

son importance dans le marché du bois d’oeuvre) et de châtaignier

(essence indigène également, porteuse d’une longue tradition de respect

des cycles lunaires pour la coupe). Sur une large série d’échantillons

de bois de coeur et d’aubier (le bois conduisant la sève), ils ont

pu quantifier des critères comme la perte en eau, le retrait (changement

de dimensions) et la densité relative lors du processus de séchage du

bois, en fonction des différentes phases lunaires – à la fois synodiques

et sidérales et, dans une moindre mesure, tropiques.

Les résultats montrent entre autres des corrélations significatives entre

la phase lunaire au moment de la coupe et le comportement du bois,

notamment en ce qui concerne la perte en eau et le retrait. Ces résultats

fournissent des bases solides vers un questionnement plus approfondi

et une meilleure compréhension des rythmes lunaires comme facteur

d’influence sur le bois – notamment au niveau des forces liant ce matériau

à l’eau.

L’article est disponible à la vente sur <www.springerlink.com> :

ERNST ZÜRCHER, R. SCHLAEPFER, M CONEDERA & F. GIUDICI, « Looking for

differences in wood properties as a fuction of the felling date : lunar

phase-correlated variations in the drying behavior of Norway Spruce

(Picea abies Karst.) and Sweet Chestnut (Castanea sativa Mill.), Trees

– Structure and Function, août 2009

Caroline Dionne

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16 octobre 2010 6 16 /10 /octobre /2010 13:32

Marcel Lapierre, un vigneron pionnier

 

 

Dans le déluge des articles, billets, hommages, on retiendra, par ordre de colportage, la dépêche de l’Agence France Presse : « Marcel Lapierre, pionnier du vin "nature" dans le Beaujolais, décédé lundi à 60 ans, était connu dans le monde entier comme le chef de file d'une génération de vignerons français attachés à intervenir le moins possible sur le vin. Ces vins naturels, très à la mode à Paris, New York, au Japon ou en Scandinavie, représentent un marché de niche en plein développement, qui séduit de nouveaux consommateurs dans la mouvance du bio et de la quête de produits "authentiques". Il avait aussi une page dans Wikipedia, « l’encyclopédie libre », du web. Prenons la mesure du bonhomme et de ce qu’il a essaimé. « Dans les années 70, M. Lapierre faisait des vins conventionnels. Mais en 1981, il a rencontré Jules Chauvet, négociant et scientifique, qui l’a convaincu d’avoir le moins possible recours à l’arsenal chimique. M. Lapierre a commencé à travailler en bio à la vigne, et décidé de ne plus introduire dans ses cuves des levures de syntèse et de soufre », écrit Eric Asimov dans le New York Times. Le critique américain cite le vigneron : « J’ai changé ma manière de travailler parce que les vins que je faisais ne me satisfaisaient pas ». Le Wine Spectator salue « un leader de la viticulture biologique et de la vinification minimaliste ». « Son Morgon vieilles vignes était de manière constante reconnu comme faisant partie des plus grands vins ». Le site Idealwine met en avant « le travailleur qui « a aussi souhaité donner l’exemple afin que d’autres vignerons le suivent dans la voie des vins authentiques ». On reliera surtout avec intérêt l’article du journaliste Tim Atkin décrivant par le menu « le gang des cinq » que Marcel Lapierre et quatre autres vignerons formaient à Villié Morgon, le compagnonage de Jacques Néauport, surnommé Bidasse, et celui de Jules Chauvet, l’ombre de Guy Debord, l’auteur de la société du spectacle : « On les imagine tard dans la nuit analysant au microscope et dans les éprouvettes leurs recherches tandis que le reste de l’appellation, drapé dans le collectif, regardait la télé ». Hervé Lalau relève l’ironie de la mort dans son blog  : Interbeaujolais s'est fendu d'un beau communiqué dans lequel l'interprofession se félicite que son fils Mathieu "continue à perpétuer les valeurs de l'entreprise".Est-ce à dire que dorénavant, Interbeaujolais oeuvrera pour que ces valeurs (notamment le minimum d'intervention sur le raisin) soient appliquées par l'ensemble de ses affiliés? ». Dans un PS sybillin, il précise : Les "valeurs" de Marcel n'étaient pas forcément circonscrites à l'appellation d'origine contrôlée, comme le prouve son Vin Gaulois, déclaré en vin de France... ».

http://www.vitisphere.com/dossier-50455-Revue,presse,mort,Marcel,Lapierre,des,reseaux,sociaux.htm

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15 octobre 2010 5 15 /10 /octobre /2010 13:10

Le «biojaulais» perd son père, Marcel Lapierre

Décédé lundi à 60 ans, Marcel Lapierre était le pionnier du vin «naturel» dans le Beaujolais. Un vin naturel, «c’est comme un fromage au lait cru face à un fromage industriel», disait-il. Pendant la vinification, «on intervient très peu, on se contente de guider. Je dis souvent pour rigoler que ce sont des vins de fainéants et de radins», confiait le vigneron, qui cultivait sans engrais ni désherbant. Il est recommandé de boire un coup de morgon à sa mémoire.

 

hommage!!!

http://www.liberation.fr/societe/01012295967-le-biojaulais-perd-son-pere-marcel-lapierre

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13 octobre 2010 3 13 /10 /octobre /2010 21:46

 

Bonjour à toutes et tous,

    C'est en tant que représentant-e-s d'organisations ou/et élu-e-s m'ayant apporté votre soutien lors du conflit avec ma hiérarchie en 2008 (suite à mes prises de position publiques sur les OGM agricoles) que je vous contacte à nouveau aujourd'hui.
    Ce soutien — avec les 50 000 signatures recueillies — s'est avéré très fructueux puisque, comme vous le savez, l'Université, qui m'avait reçu en délégation suite à la manifestation du 25 juin 2008 sur le campus d'Orsay et devant le Ministère de la Recherche, avait pris en ma faveur un certain nombre d'engagements qu'elle a jusqu'à aujourd'hui respectés. Elle a non seulement fait en sorte, auprès du CNRS et de l'Institut de recherche auquel j'étais rattaché (IGM), que mes besoins financiers de fonctionnement soient assurés jusqu'à fin 2009 (fin du précédent contrat quadriennal), mais également que je puisse aujourd'hui continuer mes activités de recherche alors que je ne suis plus rattaché à l'IGM depuis le 1er janvier 2010.
Toutefois, tout n'est malheureusement pas encore résolu puisque l'absence de rattachement à une structure de recherche labellisée fait que je ne bénéficie aujourd'hui d'aucune infrastructure technique et administrative et que je me retrouve à devoir assumer toutes les tâches avec ma collègue, ce qui nous détourne considérablement de notre véritable activité de recherche. L'université en a conscience, et fait de notre rattachement à une nouvel institut une exigence et une priorité. La difficulté est que les Instituts susceptibles de m'accueillir, c'est-à-dire ayant des centres d'intérêt correspondant à l'activité de recherche de mon équipe, ne manifestent pas un grand enthousiasme à l'idée que je les rejoigne, et c'est actuellement une situation très compliquée tant pour moi que pour l’Université...

    Mais si je reprends contact avec vous aujourd’hui, ce n’est pas pour moi mais pour mon collègue Gilles-Eric Séralini, Professeur à l’Université de Caen, et Président du Conseil Scientifique du CRIIGEN (Comité de Recherche et d’Information Indépendantes sur le  Génie Génétique). Comme vous le savez certainement, Gilles-Eric fait l’objet d’une campagne de dénigrement et de pressions  extrêmement violentes, de la part de Monsanto et de l’EFSA bien sûr mais également d’une certaine frange de la communauté scientifique, en particulier depuis la publication fin 2009 (avec Dominique Cellier et Joël Spiroux de Vendomois), d’une contre-expertise des données fournies par Monsanto concernant 3 maïs OGM, et la réalisation, pour la Cour Suprême de l’Inde, d’expertises sur une aubergine GM ayant conduit le gouvernement indien à mettre en place un moratoire sur la culture de cet OGM.
    La Fondation Sciences Citoyennes (FSC) et le réseau ENSSER (European Network of Scientists for Social and Environmental Responsability) dont je suis l’actuel vice-président ont lancé une pétition de soutien à Gilles-Eric à la fois auprès de la communauté scientifique et du grand public. Au delà du cas de Gilles-Eric, il s’agit de défendre la controverse scientifique et l'expertise pluraliste et contradictoire.
    Je vous joins cette pétition en document attaché pour que vous puissiez la relayer  sur vos sites et/ou blogs respectifs. Pour signer la pétition, il suffit d’aller sur le site suivant : http://sciencescitoyennes.org/spip.php?article1801 . Merci de relayer ce lien et cette lettre de soutien le plus largement possible, y compris au delà de nos frontières (il y a aussi une version anglaise jointe).

    Par ailleurs, et toujours dans ce contexte, Gilles-Eric Séralini  a décidé d’intenter un procès en diffamation contre Marc Fellous (ex-président de la CGB) et  l’AFBV (Association Françaises des Biotechnologies Végétales) parrainée par Axel kahn, Claude Allègre,... et dont Fellous est le président (voir “Les attaques dont GES fait l’objet” dans la lettre de soutien jointe). Ce procès aura lieu le 23 novembre prochain à Paris, et FSC souhaite, à cette occasion, co-organiser avec toutes les organisations qui en sont d’accord, comme cela a été le cas pour moi en 2008, une manifestation face au tribunal. Je suis mandaté par FSC pour coordonner la mise en place de cette manifestation. Nous disposons donc d’un peu moins de deux mois, et j’ai besoin dans un premier temps de connaître toutes les organisations qui souhaitent s’associer à FSC pour organiser et mettre en place cette manifestation. Merci de bien vouloir me faire part de votre réponse dans les plus brefs délais. Je reprendrai contact ensuite avec les représentants des organisations concernées pour définir une date et un lieu de réunion au cours de laquelle nous discuterons de tous les aspects matériels et logistiques.

    Dans l’attente de votre retour, je vous adresse à toutes et tous mes très cordiales salutations.

    Christian Vélot

 

 

 

Pour le respect de la controverse scientifique et de l’expertise contradictoire


Soutien à Gilles-Eric Séralini et à ses co-auteurs
La controverse entre chercheurs, organisée au sein de la communauté scientifique, est un des moteurs essentiels de la construction des savoirs. Pour être reconnu, un résultat doit avoir résisté à toutes les tentatives d’invalidation par les collègues.
Plus encore, lorsque des travaux scientifiques ont des conséquences sociales, économiques et politiques importantes, la possibilité de développer ces postures critiques et de garantir les conditions d’une expertise pluraliste, devient le garant d’un bon fonctionnement démocratique. Comment prendre les bonnes décisions lorsque certaines voies de recherche sont systématiquement écartées, avant même d’avoir été sereinement explorées ?
En matière d’étude de l’effet des plantes génétiquement modifiées sur la santé, ce respect de la controverse scientifique n’est pourtant pas de mise. La grande majorité des chercheurs qui publient des résultats suggérant des effets d’OGM jusqu’alors insoupçonnés (effets sur la santé ou sur l’environnement) est la cible de campagnes de dénigrement provenant de membres influents de la communauté scientifique1.
La France n’est pas en reste comme en témoigne la situation actuelle de Gilles-Eric Séralini, professeur de biologie moléculaire à l’Université de Caen et co-directeur du Pôle pluridisciplinaire « Risques », spécialisé
dans l’étude des effets des pesticides et OGM sur la santé. GE Séralini et ses collègues ont mené des contreexpertises de données fournies par Monsanto pour justifier de la commercialisation de 3 de ses maïs OGM
(MON 863, MON 810, NK 603). Leurs travaux remettent en question la capacité pour ces données de démontrer formellement l’innocuité des trois maïs (suivi des rats trop court, puissance de l’analyse statistique
insuffisante). Contrairement aux analyses réalisées par la firme, les travaux de GE Séralini et de ses collègues ont été soumis au processus d’évaluation critique par les pairs avant d’être publiés en 2007 et en
2009.


Ces résultats interrogeant le bien fondé des autorisations octroyées par la Commission Européenne sur avis de l’Agence Européenne de Sécurité Alimentaire (EFSA) pour la consommation animale et humaine de
ces trois maïs, il n’est pas étonnant qu’ils aient suscité de vives réactions de Monsanto, de l’EFSA ou encore de l’Office de contrôle des aliments d’Australie et de Nouvelle Zélande. Mais depuis quelques semaines, GE
Séralini est la cible d’attaques et de pressions morales émanant d’une partie de la communauté scientifique (cf. verso), et qui vont jusqu’à remettre en question les conditions mêmes de ses travaux de recherche
(position académique, financements).
Nous, chercheurs signataires de ce texte, considérons qu’il est de notre responsabilité de maintenir les conditions d’une controverse scientifique respectueuse et d’une expertise pluraliste sur des questions aussi
sensibles que celle des effets de la culture de plantes génétiquement modifiées. Nous condamnons la démarche de nos collègues qui utilisent les armes de la décrédibilisation mensongère plutôt que le terrain de
la démonstration encadrée par les procédures en vigueur au sein de la communauté scientifique, à savoir des expériences transparentes, indépendantes et reproductibles, soumises à une évaluation par des pairs.
Nous apportons tout notre soutien à GE Séralini et à ses co-auteurs.
1 Waltz E. Battlefield, Nature 2009. 461 :27-32


Les travaux de GE Séralini et de ses collègues dans leur contexte
La publication « A Comparison of the Effects of Three GM Corn Varieties on Mammalian Health » [Spiroux de Vendômois et al., Int. J. Bio. Sci., 2009, 5 : 706-726] dont GE Séralini est l’auteurcorrespondant
est une contre-expertise de données produites par Monsanto, dont la mise à disposition résulte en partie d’une injonction judiciaire (le maintien de la confidentialité d’une partie des données a été jugé illégal par un tribunal allemand). Ces données ont été obtenues sur des rats nourris pendant 3 mois avec les trois maïs concernés. Cette contre-expertise ne prétend pas apporter la preuve de la toxicité chronique des maïs concernés, comme les auteurs le reconnaissent, d'autant plus qu’elle s'appuie sur des données brutes de Monsanto dont ils dénoncent justement l'insuffisance. Elle pointe néanmoins des signaux d’alerte pouvant laisser craindre le développement d’une pathologie chronique, et réfute ainsi la capacité des données fournies
par Monsanto de démontrer formellement l’innocuité de ces trois maïs : suivi des rats est trop court , plan d’expérience suivi ne confèrant pas une puissance suffisante à l’étude.
Les attaques dont GE Séralini fait l’objet Parrainée par des chercheurs bien connus comme Claude Allègre et Axel Kahn, et présidée par Marc
Fellous, professeur de génétique et ancien président de la Commission du Génie Biomoléculaire2, l’Association Française des Biotechnologies Végétales (AFBV), a déclaré dans un communiqué de presse
daté du 14 décembre 2009, que « les travaux de G.-E. Séralini ont toujours été invalidés par la communauté scientifique ». Ces allégations sont totalement mensongères. Tous ses travaux ont été publiés dans des revues
internationales à comité de lecture et donc évalués par les pairs. Aucun n’a jamais fait l’objet d’une invalidation.
Suite à la participation de GE Séralini au Magazine de la Santé diffusé le 21 janvier dernier sur France 5, l’AFBV a adressé deux courriers (datés du 26 et du 28 janvier) aux responsables de la chaîne et de l’émission d’une part, et au Conseil Supérieur de l’Audiovisuel d’autre part, dans lesquels GE Séralini est présenté comme un « marchand de peurs » et un scientifique non reconnu. Il semble donc que les membres de l'AFBV, se déclarant tous en faveur des PGM, agissent comme groupe de pression davantage que comme experts scientifiques.
Enfin, en janvier 2009 et 2010, GE Séralini a réalisé des expertises pour la Cour Suprême de l'Inde et le gouvernement indien sur les données brutes fournies par la Société Mahyco pour commercialiser une nouvelle aubergine OGM produisant un insecticide. Sur la base de ces analyses, un moratoire a été décidé.
Depuis, GE Séralini fait l’objet d’attaques diffamatoires répétées, sans que leurs auteurs n’acceptent de se soumettre au cadre de la controverse scientifique, encadrée notamment par le système des publications scientifiques.

 

Contenu du dossier joint
- Article de Spiroux de Vendômois, et al. « A Comparison of the Effects of Three GM Corn Varieties on
Mammalian Health ». Int. J. Bio. Sci., 2009, 5 : 706-726
- Réponse de Monsanto à cette publication
- Avis du Comité Scientifique du Haut Conseil des Biotechnologies sur cette publication
- Avis de l’Office de contrôle des aliments d’Australie et de Nouvelle-Zélande (FSANZ) sur cette publication
- Avis de l’Autorité Européenne de Sécurité des Aliments (EFSA) sur cette publication
- Communiqué de presse de l’Association Française des Biotechnologies Végétales (AFBV) sur cette
publication
- Réponse des auteurs aux différentes critiques
2 Commission gouvernementale chargée d’évaluer les OGM agricoles, dont GE Séralini a été membre de 1998 à 2007

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10 septembre 2010 5 10 /09 /septembre /2010 18:29

Contrôles de Maturité 2010

Les contrôles de maturité, réalisés par les chambres d’agriculture du Haut-Rhin, du Bas-Rhin et l’IFV, portent sur un réseau de parcelles réparties sur l’ensemble du vignoble. Les résultats présentés ci-après correspondent aux moyennes observées ce qui permet d’en apprécier la tendance. Néanmoins compte tenu de la variabilité des terroirs, une variation entre parcelles est à prendre en compte.
Les valeurs sont exprimées en taux d’alcool probable (TAP %vol) pour la richesse en sucre et en acide sulfurique (H2SO4) pour l’acidité (pour obtenir l’équivalent en acidité tartrique il s’agit de multiplier cette valeur par 1,53).

Cépages

TAP % vol

AT (H2SO4)

Nbr de parcelles

30 Aou

09 Sep

30 Aou

09 Sep

30 Aou

09 Sep

Chasselas

7.8

9.2

6.6

5.6

2

2

Sylvaner

7.6

9.1

10.3

8.3

18

18

Auxerrois

8.2

9.5

7.5

5.9

14

14

Pinot blanc

7.8

9.2

10.3

8.0

13

13

Chardonnay

8.3

9.8

10.3

8.3

3

3

Riesling 

7.4

9.2

12.7

10.5

32

32

Muscat Alsace

7.8

9.0

9.4

7.7

5

5

Muscat Ottonel

8.1

9.2

6.9

5.6

7

7

Pinot gris

8.7

10.4

8.8

7.0

15

15

Gewurztraminer 

9.3

10.9

8.0

6.4

23

23

Pinot noir

8.8

10.2

8.8

7.3

15

15

Evaluation du potentiel polyphénolique sur pinot noir :

(Méthode ITV)

 

09 Sep

Anthocyanes (mg/Kg)

517

Indice de Polyphénols Totaux (IPT)

91

Nombre de parcelles

14

 

Prélèvement n°2 au mois de septembre comparé aux prélèvements des années antérieures à la date la plus proche

Cépages

08/09/2005
Prélevement n°3

07/09/2006
Prélevement n°3

05/09/2007
Prélevement n°4

11/09/2008
Prélevement n°3

07/09/2009
Prélevement n°3

09/09/2010
Prélevement n°2

Sucre

AT(S)

AT(T)

Sucre

AT(S)

AT(T)

Sucre

AT(S)

AT(T)

Sucre

AT(S)

AT(T)

Sucre

AT(S)

AT(T)

Sucre

AT(S)

AT(T)

Auxerrois

10.7

5.0

7.5

10.6

5.5

8.2

10.9

4.4

6.8

9.9

5.2

7.9

10.9

4.1

6.4

9.5

5.9

9.0

Pinot blanc

10.0

6.0

9.0

9.2

7.6

11.4

10.3

5.9

9.0

9.0

7.2

11.0

10.9

5.0

7.7

9.2

8.0

12.2

Chardonnay

11.0

5.7

8.7

9.5

7.3

11.2

10.2

6.4

9.8

9.9

6.7

10.3

10.8

6.3

9.7

9.8

8.3

12.7

Riesling

9.5

7.1

10.6

9.5

9.1

13.6

9.9

7.6

11.6

9.1

8.9

13.7

9.9

6.8

10.5

9.2

10.5

16.1

Muscat Alsace

10.0

5.5

8.2

8.3

7.3

10.9

8.4

5.6

8.6

8.5

6.2

9.5

10.3

4.8

7.4

9.0

7.7

11.9

Muscat Ottonel

10.0

4.2

6.3

9.0

5.7

8.6

9.0

3.6

5.5

9.8

4.6

7.0

10.6

3.4

5.2

9.2

5.6

8.7

Pinot gris

11.5

5.3

7.9

10.4

6.8

10.2

11.6

5.1

7.8

10.3

6.3

9.6

11.9

4.6

7.1

10.4

7.0

10.7

Gewurztraminer

11.5

4.9

7.3

10.4

6.3

9.4

11.7

4.6

7.0

11.0

5.5

8.4

11.7

4.3

6.6

10.9

6.4

9.8

Pinot noir

10.9

5.9

8.9

10.1

7.0

10.5

11.3

5.9

9.0

10.2

6.8

10.4

11.7

5.0

7.6

10.2

7.3

11.2

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10 septembre 2010 5 10 /09 /septembre /2010 18:16

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