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Vendredi 24 janvier 2014 5 24 /01 /Jan /2014 15:45

Voici quelques videos sur le curetage de la vigne pour combattre les maladies du bois dont l'esca . Le principe est d'éliminer le maximum de bois mort abimé par les champignons naturellement présents sur la vigne suite aux nombreuses erreurs de taille accumulées durant des années. Ces champignons développent des toxines affaiblissant les flux de sèves voir les obturants en entrainant la mort des ceps. 

 


 

 

 


 

 



 

En respectant  le pied de vigne en comprenant sa pousse nous pouvons la tailler en l'accompagnant tel un " bonsaï " géant! La taille poussard est la voie prise par beaucoup de vignerons soucieux du respect de la plante.

Voici un bel article sur le sujet de David Lefebvre du journal PHR d'alsace

Journée technique AB2F

 


La société AB2F à Kientzheim-Kaysersberg a invité le fabriquant d’amendements Italpollina et et le conseiller viticole François Dal qui préconise la taille poussard pour préserver la vigne de l’esca. Plus d’une centaine de participants avait rendez-vous jeudi 23 janvier au Petit Wettolsheim de la famille Buecher pour cette matinée de conférences.

Pour l’esca comme pour bien d’autres problématiques agronomiques, et médicales aussi d’ailleurs, deux thèses s’affrontent entre les partisans de Louis Pasteur et ceux de Claude Bernard. Les uns considèrent que c’est en éradiquant le pathogène qu’on traite la maladie, les autres estiment que le développement de la maladie et des pathogènes est avant tout lié aux caractéristiques du milieu. La vérité est probablement entre les deux. Cela fait plusieurs décennies que le vigneron avait comme solution contre l’esca, l’arsénite, produit visant, selon les fondements pasteuriens, à éradiquer les champignons pathogènes responsables du dépérissement de la vigne. Après l’interdiction du produit au début des années 2000, d’autres réflexions agronomiques ont émergé. Ce qui a mis en opposition les deux écoles de pensées Pasteur et Bernard. D’un côté, celle défendue par Bernadette Dubos (Inra) et Philippe Larignon (IFV), et de l’autre, celle du chercheur Pascal Lecomte (Inra) qui en 2008 a privilégié des problèmes physiologiques plutôt que les phénomènes parasitaires pour tenter d’expliquer les maladies du bois.

«Face aux questions parasitaires, les théories ne collaient pas avec ce que j’observais sur le terrain», souligne François Dal. Pour lui, la question des champignons pathogène «est très secondaire». «Je suis convaincu que les champignons sont toujours présents mais ne se développent qu’à la faveur de beaucoup de bois mort.» Depuis cette époque, François Dal avec le soutien du Sicavac à Sancerre, a donc développé des techniques de taille moins mutilantes pour la plante, ceci afin qu’il y ait beaucoup moins de bois mort accumulé d'année en année. Et aujourd’hui, ses cours et le livre dédié du Sicavac «Réfléchir la taille pour pérenniser la vigne, tome 2» connaissent un succès très important parmi le monde viticole.

L’idée de sa taille poussard est simple : il faut respecter les flux de sève et ne pas tailler trop près des bois lignifiés de la charpente pour que les cicatrisations n’entravent pas les flux de sève. 6 ans après, entre une parcelle témoin et une parcelle taillée selon sa méthode poussard, la fréquence de l'esca est divisée par deux, preuve que cette question des tailles mutilantes et des flux de sèves est réelle. «Au bout de 5 à 7 inversions de sève sur une charpente, suite à un mauvais choix de taille, la charpente dépérit», explique François Dal. Ce phénomène de la mort d'une des deux charpentes d'un pied de vigne est attribué selon l’école pasteurienne à des champignons spécifiques donnant la maladie du BDA (Black dead arm).

Mais il reste encore à expliquer pourquoi le dépérissement des vignes n’est-il pas plus limité par cette taille moins mutilante. Selon François Dal, la qualité des points de greffe est un autre facteur entravant le bon cheminement de la sève, car dans de nombreux cas s’opère un étranglement à ce niveau qui accentue les risques d'apoplexie. Restait donc à contourner ce problème de l’étranglement au point de greffe quand une vigne est implantée depuis des années. Là aussi, François Dal a proposé une solution qui consiste à décapiter le cep juste au-dessous du point de greffe, pour ensuite proposer une nouvelle greffe en place, directement sur le porte-greffe. Technique qui permet de conserver le capital d’enracinement et de relancer un pied productif l’année suivante.

 

Selon le technicien, il faut cependant discerner le dépérissement lié à la physiologie de la montée de sève, de l’expression toxique des champignons qui s’installent sur le bois mort appelé amadou et donnant ces feuilles tigrées caractéristiques. C’est pourquoi, il propose désormais pour limiter cette expression toxique un curetage des pieds pour éliminer les bois mort. Assez spectaculaire, le curetage vise à extraire le fameux amadou - bois spongieux colonisé par les champignons de l’esca – au moyen d'une micro tronçonneuse. Ca laisse place à un pied troué de part en part. Là encore, le curetage selon les premiers essais avec mesure de fréquence diminuerait significativement l’expression de la maladie. Cette formation par François Dal a connu un véritable succès lors de cette matinée proposée par AB2F.

Nous reviendrons ultérieurement sur les amendements Italpollina.DL

Par Des Gus Dégustent - Communauté : PASSION DE LA VIGNE
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Mercredi 25 décembre 2013 3 25 /12 /Déc /2013 15:53

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Par Des Gus Dégustent
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Dimanche 17 novembre 2013 7 17 /11 /Nov /2013 17:46

Documentaire à voir!!!

 


 
Par Des Gus Dégustent - Communauté : PASSION DE LA VIGNE
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Jeudi 7 novembre 2013 4 07 /11 /Nov /2013 08:47

 

Conférence passionnante de Francis Hallé sur l'arbre. Notre vision sur les plantes ne peut qu'être différente après.

 

Francis Hallé est diplômé en biologie de la Sorbonne, en botanique de l’université d’Abidjan et il devient botaniste et biologiste. Il est ancien professeur de botanique à l’Université de Montpellier, spécialiste de l’écologie des forêts tropicales humides, de l’architecture des arbres, et défenseur des forêts primaires (c’est-à-dire les forêts jamais exploitées par l’homme, qui ne représenteraient plus aujourd'hui que 5 à 10 % des forêts de la planète).

Dans son livre Éloge de la plante, il soutient que les végétaux et l'espèce humaine ne sont en rien comparables. Les végétaux sont apparus bien avant les hommes et les animaux en général et ils leur survivront certainement. En effet, les animaux (dont l'homme) ont besoin des végétaux pour vivre (alimentation, environnement, etc.) alors que la majorité des végétaux est capable de vivre en totale autonomie et peut ainsi très bien se passer des animaux.

Hallé s'intéresse également à la science des formes et notamment à l'architecture des plantes.

Il soutient l'hypothèse de l'arbre coloniaire à partir d'observations et expériences réalisées par Roelof A. A. Oldeman et poursuivies par lui-même. L'arbre moderne ne serait pas un individu mais une colonie (à la différence des arbres primitifs comme les palmiers ou les araucaria qui ne le sont pas). Il considère les bourgeons comme des individus reliés entre eux à la façon des polypes sur un récif corallien. La réitération ou sa capacité à se multiplier végétativement prouve la divisibilité de l'arbre, ce phénomène se traduit par la production de rejets spontanés ou traumatiques. Or l'individu par définition n'est pas divisible. De plus, Francis Hallé s'étonne d'observer sur certains arbres des racines au sein même des unités réitérées, c'est-à-dire des racines au sein même des branches.Francis Hallé a aussi découvert la « timidité » de certains arbres (fagacées, pins), un phénomène tout aussi étonnant. Les branches ou les racines de certains arbres ne s'entremêlent point quand elles se rapprochent, et décrivent une fente de timidité. Ce phénomène se traduit aussi entre les cimes de plusieurs arbres. On peut observer une fente de timidité entre différents arbres de la même espèce, peut-être liée à un échange de gaz. Quel avantage sélectif cela apporte-t-il à l'arbre ?

Francis Hallé est un des rares scientifiques à défendre la croyance populaire prétendant que les phases lunaires ont une influence sur la croissance des végétaux.cf: http://www.bio-dynamie.org/wp-content/uploads/2012/09/E.-Zurcher-Chapitre-Les-Plantes-et-la-Lune.pdf   link

Le travail scientifique de F. Hallé pourrait renverser des dogmes conceptuels : la plante dominerait-elle les animaux (parmi eux les hommes) ? L'arbre serait-il une colonie donc un ensemble d'entités fonctionnant de concert ? Que serait l'homme sans arbres ? Que peut-on lui devoir ?

1h10 de conférence mais 1h10 très enrichissant

 

Alors qu'en pensez vous?
Par Des Gus Dégustent - Communauté : PASSION DE LA VIGNE
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Lundi 4 novembre 2013 1 04 /11 /Nov /2013 12:15

 

Dans le même esprit que "L'esprit des plantes", cette video nous permet de réaliser l'importance et l'intelligence du vivant. Cela doit nous remettre en question sur notre approche de la vigne et nos actions envers elle....

 

link

Par Des Gus Dégustent - Communauté : PASSION DE LA VIGNE
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  • Stade vigne 19 avril 2010
  • IMGP7598

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